llocution de bienvenue prononcée par M. Albert Kasongo Mukonzo, Directeur Général de l’OCC, à l’occasion de la IIe édition du Forum international « Normes pour l’Afrique »

Près de 300 opérateurs économiques, sociaux, politiques et universitaires , dont plusieurs faisant partie de délégations africaines, européennes et canadiennes ont fait le de placement de Kinshasa pour prendre part a la deuxième édition du forum censé booster la culture et la pratique de la normalisation dans l’espace africain francophone . Objectif : contribuer a la meilleure intégration de l Afrique francophone dans la mondialisation et spécialement la chaine de valeur internationale. Ci-après le mot introductif a cette occasion de M. Albert Kasongo Mukonzo, Directeur Général de l’OCC, Président du comité d’organisation

Excellence Monsieur le Ministre de l’Industrie, Petites et Moyennes Entreprises, Représentant Personnel de Son Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;
Excellences Messieurs les Ministres ;
Madame la Représentante Personnelle du Chef de l’Etat à la Francophonie ;
Monsieur le Représentant du Secrétaire Général de la Francophonie ;
Monsieur le Président du Réseau Normalisation et Francophonie (RNF) et Président Directeur Général du Centre de recherche industrielle du Québec ;
Monsieur le Secrétaire Général du Réseau Normalisation et Francophonie ;
Madame la Responsable des Affaires institutionnelles et coopération internationale à l’AFNOR ;
Monsieur le Secrétaire General de l’Organisation Africaine de Normalisation « ARSO » ;
Monsieur le Directeur Général de l’ANOR/Cameroun ;
Monsieur le Directeur Général de l’ASN/ Sénégal ;
Messieurs les Représentants de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) ; 
Messieurs les Représentants de l’Office National du Tourisme (ONT) et de la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC) ;
Chers participants, Distingués invités,

C’est un grand honneur et un réel plaisir pour nous de souhaiter, au nom du Comité organisateur, une chaleureuse bienvenue aux différentes personnalités venues de divers horizons pour participer à cet important Forum international sur les « Normes pour l’Afrique ».

Pour ceux qui ne résident pas à Kinshasa, je leur souhaite un agréable séjour d’ici à leur départ.

Ensuite, je voudrais remercier tous nos invités qui ont bien voulu rehausser de leur présence la présente cérémonie d’ouverture.

J’aimerais enfin remercier les membres du comité d’organisation qui, conscients de l’importance de l’événement, ont travaillé d’arrache-pied pour assurer la réalisation de ce Forum.

Au nombre de ceux-ci, nous citons notamment : le Réseau Normalisation et Francophonie, la Fédération des Entreprises du Congo, l’Association pour la Promotion de la Normalisation et de la Métrologie en RDC, l’Office National du Tourisme (ONT), la Radio Télévision Nationale Congolaise ainsi que l’Office Congolais de Contrôle. Le fait que nous soyons tous rassemblés ici rend hommage aux efforts des uns et des autres.

Excellence Monsieur le Ministre de l’Industrie, Petites et Moyennes Entreprises, Représentant personnel du Premier Ministre,

Messieurs les Ministres ;

Madame la Représentante Personnelle du Chef de l’Etat à la Francophonie,

Mesdames et Messieurs,

Le moment est venu, pour nous, de situer cet événement majeur dans son contexte de sensibilisation et de mobilisation.

D’abord, notre Forum voudrait plaider pour une meilleure prise en compte de la normalisation, de la métrologie et de la qualité dans les politiques des Etats africains membres de l’OIF, conformément au Mémorandum signé par tous les membres africains du RNF à Kinshasa, en octobre 2012, lors du Sommet des chefs d’Etats et de gouvernements de la Francophonie.

Aujourd’hui, avec la mondialisation, le monde est devenu un village planétaire dans lequel l’ensemble de produits (biens ou services) et de producteurs concourent à la desserte d’un marché, livré à la concurrence et à la compétitivité. Dans ces conditions, l’enjeu pour l’Afrique, c’est de savoir comment s’inscrire dans cette chaîne des valeurs internationale.

A ce propos, Son Excellence Abdou DIOUF, Secrétaire Général de la Francophonie, a déclaré dans son message d’introduction à ce 2ème Forum international sur les normes en Afrique : « La normalisation constitue une étape majeure pour l’insertion de l’Afrique dans la chaîne des valeurs internationale ». En effet, pour lui : « la normalisation est une des clefs de la transparence et de la bonne gestion des processus productifs et des relations commerciales. Elle est une des bases de la confiance sans laquelle il n’existe pas de progrès durable ».  Voilà pourquoi notre Forum est à la quête « des normes pour l’Afrique ».

Cependant, et vous le savez, les avantages que procure la normalisation pour améliorer l’efficacité économique et donner accès à des marchés mondiaux ne peuvent être obtenus sans l’aptitude à effectuer, grâce la métrologie, des mesures fiables, exactes et traçables et à démontrer, par le biais de l’évaluation de la conformité, que les produits sont conformes aux exigences spécifiées dans les normes.

Ce sont en fait ces trois composantes, à savoir la normalisation, la métrologie et l’évaluation de la conformité qui constituent les piliers de l’infrastructure qualité d’un pays. Cette dernière joue un rôle fondamental en tant que facilitateur essentiel du renforcement des capacités commerciales et du développement économique.

Ainsi, le problème le plus urgent, de notre point de vue, est la mise en place et/ou le renforcement des capacités de l’infrastructure qualité susceptible de soutenir l’intégration régionale et le développement économique des pays de l’Afrique ayant en partage la langue française.

Ensuite, notre Forum voudrait accélérer la mobilisation de toutes les parties prenantes à la normalisation de l’Afrique francophone : entreprises, administrations, laboratoires, organismes techniques et consommateurs qui souhaitent disposer en Afrique des informations, compétences, outils, infrastructures, processus… pour l’intégration de la normalisation au sens large dans les stratégies de développement industriel, commercial et social et de compétitivité à l’international.

En fait, comme nous le savons tous, la normalisation a constitué sous d’autres cieux, et ce pendant des décennies, voire des siècles, un puissant levier de progrès technique, de développement économique et d’amélioration de la qualité de la vie. En effet, elle a servi à toutes les parties prenantes de manière concomitante comme :

• outil d’échange, qui a permis le développement des marchés par l’harmonisation des règles et des pratiques, ainsi que par la clarification des transactions ;
• outil de développement, pour l’économie, qui a permis d’assurer la rationalisation de la production et le transfert de technologies nouvelles dans des domaines essentiels pour l’entreprise et la collectivité ;
• outil, pour l’utilisateur, de transparence et de progrès, qui a contribué à son information et à sa protection ;
• outil stratégique, pour l’entreprise ou l’acteur économique qui participe aux travaux, d’innover et d’être compétitif ;
• outil, enfin, de politique publique, qui a constitué un complément de la réglementation et une référence pour l’ouverture et la transparence des marchés.

De ce qui précède, nous pouvons affirmer, sans risque de nous tromper, que la roue a déjà été inventée. Le défi de ce Forum sera donc d’amener les Africains à s’en approprier pour en tirer profit.

A cette fin, le Forum organise quatre ateliers thématiques autour des normes qui doivent faire l’objet de nos échanges, afin de nous permettre d’intégrer l’outil « norme » dans nos stratégies de développement industriel, commercial et social. Il s’agit de :

• l’Atelier n°1 qui porte sur l’enseignement et la formation à la normalisation en Afrique : Consolidation et perspectives entre parties prenantes ;
• l’Atelier n°2 qui porte sur la responsabilité sociétale (RSE) dans le secteur extractif en Afrique : Comment capitaliser les avancées ?
• l’Atelier n°3 qui a trait à la problématique de l’évaluation de la conformité en Afrique : Regards croisés ;
• l’Atelier n°4 qui porte sur des normes pour le tourisme durable en Afrique : Du Mémorandum à la programmation des actions.

Ne voulant pas vider ces assises de toute leur substance, nous voudrions terminer en disant que les résultats et le succès global du Forum vont dépendre de la contribution de chacun – les présentateurs et l’ensemble des participants.

Nous faisons confiance aux intervenants pour présenter des exposés intéressants et informatifs et j’espère aussi que l’audience participera activement en posant des questions pertinentes et/ou en demandant les clarifications nécessaires afin que des pistes soient trouvées pour permettre à l’Afrique francophone d’aller plus loin, grâce aux normes, dans le processus de son inscription dans la chaîne des valeurs internationale.

Excellence Monsieur le Ministre de l’Industrie, Petites et Moyennes Entreprises, Représentant Personnel de Son Excellence Monsieur le Premier Ministre ;
Messieurs les Ministres ;
Madame la Représentante Personnelle du Chef de l’Etat à la Francophonie ;
Mesdames et Messieurs,

Nous voudrions, avant de terminer, rappeler que cette deuxième édition du Forum, souhaitée par tous les participants à Yaoundé, se tient à Kinshasa à l’invitation de la République Démocratique du Congo, en février 2014. Cela n’est certes pas un fait de hasard.

En effet, ce Forum se tient à un moment où la République Démocratique du Congo est engagé depuis quelques années dans les travaux de réhabilitation des infrastructures des voies de communication, notamment les routes, les chemins de fer, les voies navigables, les ports et les aéroports ainsi que les projets agricoles de grande envergure, la réforme du système éducatif, l’accès à l’eau potable et à l’électricité, les structures de soins de santé et l’habitat.

Aussi, suivant la vision de Son Excellence Monsieur Joseph Kabila Kabange, Président de la République Démocratique du Congo, qui prône la Révolution de la modernité, le Gouvernement de la République s’est fixé pour objectif primordial d’apporter des changements rapides et significatifs à l’ensemble de ces secteurs en leur faisant bénéficier de tous les progrès récents réalisés notamment, comme en s’en rend compte, grâce à la normalisation.

C’est fort de tous ces enjeux que l’Office Congolais de Contrôle que nous représentons ici, contribue significativement, en sa qualité d’organisme d’évaluation de la conformité en R.D.C., à la standardisation des unités de vente des produits de consommation courante, à l’étalonnage des instruments de mesure, ainsi qu’à l’essaimage des laboratoires d’analyses sur toute l’étendue du territoire national qui en compte 24 à ce jour.

Par ailleurs, l’OCC va, par la voie de son Directeur Général Adjoint, jouer un premier rôle, en tant que modérateur dans l’exposé introductif sur la responsabilité sociétale dans le secteur extractif en Afrique et un deuxième rôle dans la présentation de l’exposé introductif sur la problématique de l’évaluation de la conformité en Afrique, où le Chef de Département Métrologie va vous présenter un exposé informatif sur l’expérience et la contribution de l’Office Congolais de Contrôle concernant l’infrastructure qualité en R.D.C. en général et l’évaluation de la conformité en particulier, sur les enjeux, les défis et les pistes de solution pour aller plus loin dans la mise en place et/ou le renforcement de l’infrastructure qualité en RDC.

Nous souhaitons donc un atelier très fructueux et vous remercie pour votre attention.

Albert KAsongo Mikonzo
Directeur Général de l’Office congolais de contrôle

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